Les bateaux en fin de vie

Le salon nautique s’est terminé il y a quelques jours déjà et cette année encore il a fait rêver de nombreux visiteurs face à des navires toujours plus prestigieux. Mais chaque année en France, près de 20 000 bateaux arrivent en fin de vie. Bateaux éventrés par un coup de vent et embarcations tristement laissées à l’abandon sont autant de candidats à la destruction. Mais que deviennent ces navires ?

Epave

Source : www.yacht-zone.com

Aujourd’hui les entreprises spécialisées dans la récupération prennent grossièrement en charge les épaves que lui confient les chantiers navals et les particuliers. Dans un premier temps ils vont prélever les liquides et récupérer les parties métalliques, les coques polyester sont généralement broyées puis incinérées ou enfuies. Mais ces dispositifs restent très polluants.

Bateaux de plaisance, vedettes ou encore gros cargos, le recyclage de ces bateaux est difficile, ce qui explique la multiplication des épaves abandonnées. Pour y pallier, certains proposent des solutions comme l’instauration d’une écotaxe portuaire qui servirait à prendre en charge ces bateaux. La destruction de ces vieux bateaux demeure la responsabilité des propriétaires de ces derniers. Or, faute de moyens financiers, ils n’arrivent pas à détruire eux-mêmes leurs propres bateaux malgré qu’ils soient conscients de l’impact positif de cet acte sur l’environnement. En effet, la destruction d’un seul bateau de plaisance en fin de vie, varie entre 500 et 3000€ selon la grandeur et la puissance du bateau en question. L’avenir de ces derniers est un problème environnemental qui se pose à l’international, surtout pour les gros navires de commerce. Chaque année, ils sont des milliers à être transportés en Asie notamment, sur des chantiers de démolitions pas très regardant sur les conditions de travail (main d’œuvre à bas prix, matières dangereuses…). Et les accidents y sont malheureusement très nombreux.

source : www.wikipedia.org

source : www.wikipedia.org

Pour illustrer ces faits, nous pouvons prendre l’exemple du porte avion Français Clemenceau qui devait être démantelé en Inde en 2003, mais qui n’a pas été accepté compte tenu des quelques 1000 tonnes d’amiante qui le composait. Résultat, il avait finalement atterrit en Angleterre où son démantèlement très couteux ne s’est terminé qu’en 2010. Depuis, on tente de tracer ces bateaux, mais étrangement, certains parviennent encore à disparaitre.

Aujourd’hui, la plupart des constructions de voiliers et autres bateaux moteurs sont faites à base de polyester qui est un matériau réutilisable, mais peu à peu les ingénieurs et concepteurs tendent vers de nouvelles solutions plus « durables ».
Cela engendre la mise en place d' »écoconceptions« : on réfléchi alors à la manière dont on va déconstruire les bateaux en fin de vie et essayer de trouver des filières de recyclage, de revalorisation pour les matériaux qui constituent nos bateaux. Certains concepteurs pensent notamment à se tourner vers des fibres originales comme le lin, le chanvre ou encore l’amidon de pomme de terre etc. Avec ce type de composite, il serait alors possible de le composter en fin de vie.

coque contreplaqué époxy

source : www.rm-yachts.com

Avec les défis environnementaux qui se présentent à nous au quotidien, la filière nautique tente elle aussi de se diriger vers une voie plus durable. Et des chantiers comme Fora Marine l’ont bien compris en mettant au point des voiliers RM yachts, construits en contreplaqué imprégné époxy, pour de meilleurs résultats en matière de d’Analyse de Cycle de Vie (A.C.V). Ce sont ces changements qui peu à peu pourraient permettre une gestion de la fin de vie de nos coques plus aisée et plus respectueuse de l’environnement.

RM yachts

Source: www.rm-yachts.com

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